Publié le 13 février 2026–Mis à jour le 16 février 2026
La Faculté de santé a organisé mardi 10 février 2026 son premier After santé, consacré à la simulation au service des apprentissages. Un temps d’échanges et de partage d’expériences qui a réuni de nombreux intervenants, mettant en lumière la richesse des dispositifs de simulation développés au sein de la faculté.
L'after santé coanimé par Sarah Cousty, directrice adjointe du département d’odontologie et Charles-Henri Houze de Cerfon, professeur de médecine d’urgence, a démarré par un temps de parole de Florent Destruhaut, doyen assesseur de la Faculté de santé qui a rappelé l’intérêt de cet événement : réfléchir collectivement aux enjeux pédagogiques actuels, valoriser les savoir-faire existants et envisager une meilleure mutualisation des moyens autour de la simulation en santé.
After sante AMIS intervenants - Sur la photo de gauche à droite : Florent Destruhaut, Sébastien Couarraze, Sarah Cousty, Fabrice Muscari, Marie-Cécile Valéra, Charles-Henri Houze de Cerfon, Christine Amiel, Olivier Abbo, Sophie Cazalbou, Elodie Chantalat.
A cette occasion, les différents modèles de simulation utilisés aujourd’hui à la Faculté de santé ont été abordés :
Les modèles inertes : présentés par le professeur Olivier Abbo, chirurgie pédiatrique, ITSIMS, ils constituent une étape clé dans l’entraînement des internes et des chirurgiens. Ils permettent de répéter les gestes, de développer les compétences techniques et de gagner en confiance avant l’intervention réelle.
Les modèles humains : le professeur Élodie Chantalat, gynécologie-obstétrique, Institut d'anatomie et de simulation chirurgicale a illustré la valeur ajoutée du dispositif SimLife. Grâce à des corps reperfusés et à des mises en situation proches du bloc opératoire, les étudiantes, étudiants et chirurgiens peuvent s’exercer en conditions réelles. Accessible à l’ensemble des filières médicales et paramédicales, cet outil de simulation renforce l’apprentissage de l’anatomie et permet de se préparer aux gestes chirurgicaux complexes.
Les modèles numériques : présentés par le professeur Marie-Cécile Valéra, odontologie pédiatrique, co-responsable d'unité fonctionnelle, odontologie site de Rangueil, ces modèles ouvrent de nouvelles perspectives pédagogiques. Réalistes, immersifs et multimodaux, ils s’appuient sur des jeux sérieux, des tables anatomiques ou l’impression 3D. Ces outils s'adaptent à de nombreux domaines de la santé.
La question des modèles animaux, abordée par le professeur Bertrand Marcheix, chirurgie cardiaque, responsable du centre de chirurgie expérimentale, a suscité de nombreux échanges. Utilisés il y plusieurs années au sein du laboratoire de chirurgie expérimentale de Rangueil, ces modèles permettaient une très haute fidélité anatomique et de travailler sur des tissus vivants. Rares en France, ces dispositifs soulèvent notamment des enjeux éthiques qui invitent à une réflexion collective.
La simulation occupe également une place centrale en maïeutique, précursseur au XVIIIe siècle avec Isabelle Coudray, comme l’a rappelé Christine Amiel, directrice de l’école de sages-femmes. La formation de sages-femmes s’appuie sur la simulation pour enseigner la mécanique obstétricale, préparer à la gestion des situations d’urgence et développer l’autonomie. La dimension interprofessionnelle joue un rôle clé, favorisant la communication, la gestion du stress et la coordination des équipes.
Cette approche a été renforcée par les interventions du professeur Sophie Cazalbou, autour de l’entreprise pharmaceutique virtuelle, et de Sébastien Couarraze, maître de conférences en sciences infirmières. Tous ont souligné que la simulation interprofessionnelle améliore la performance collective, la qualité et la sécurité des soins : se former ensemble pour mieux exercer ensemble.
En conclusion, Fabrice Muscari, doyen de la Faculté de santé, a rappelé combien ces échanges illustrent la force de la Faculté : une culture du "travailler ensemble", appuyée sur des outils performants et des méthodes pédagogiques partagées.
Cet After santé a ainsi confirmé le rôle structurant de la simulation dans les formations en santé "plus jamais de première fois sur un patient" et ouvert des perspectives, notamment dans le cadre du futur campus de la Faculté de santé. La soirée s’est prolongée par un moment convivial qui a favorisé les échanges dans un esprit de collaboration et d’innovation pédagogique.
Merci à l'ensemble des intervenants, rendez-vous le mardi 31 mars 2026 pour le prochain After santé !